Jean Carmet Juillet 1990, durant le Tour de France, l'Equipe
« J’étais attiré par son nom. De Gribaldy, cela me faisait quelque chose. Je l’ai rencontré dans le Paris nocturne, quand il a quitté le cyclisme. Il était marchand à Besançon : il vendait aussi bien des meubles que de l’électroménager ou des vélos. Il commençait à monter des équipes et traînait chez Castel. Je l’ai pas mal épaté en lui récitant son palmarès, grâce au fameux cahier dont je vous ai parlé tout à l’heure. Avec de Gri, on est devenu copains.

J’aimais son côté paradoxal et j’avais de l’admiration pour cet homme qui pilotait son avion sans donner l’impression d’avoir le sens de l’orientation ou d’être un mathématicien de haut vol. Il aimait les champions mais il fut le dernier à prendre des gars qui avaient eu des coups durs, comme Jourden, et qui se retrouvait à un très bon niveau dans l’année même.

Moi, je l’interrogeais souvent sur ce phénomène. "Que leur donnes-tu" ? "Rien, je ne les paie pas cher". J’ai su plus tard qu’il disait vrai, qu’il divisait toutes les portions par deux. Il avait dans les yeux une franchise qui me le rendait très sympathique. Il était un parleur, mais pas un hâbleur, tu vois ce que je veux dire ? »

NB : Jean Carmet (1921-1994), acteur et scénariste français. Il remporte deux César du meilleur acteur dans un second rôle pour Les Misérables (en 1983) et pour Merci la vie (en 1992). Il reçoit un César d'honneur en 1994 remis par Gérard Depardieu. Immense acteur, il est à l'affiche de plus de 200 films.



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