José Giovanni durant le Paris-Nice 1984, France-Soir
«Je suis même venu sur la course avec mes partis pris. Disons mes amitiés et mes indifférences. J’aime le combat de Hinault, son retour.

J’aime aussi l’entraîneur Jean de Gribaldy (le vicomte). Comme Bernard, il me semble à la fois dans la course et à part. Un « caractère » devient vite un marginal. Partout ? Du moins en France.

(…) L’hôtel, avec le « Vicomte », agenouillé devant mon vélo Sablière. Il me glisse dans l’oreille le nom du peut être vainqueur du Ventoux. Il quitte la course par superstition. Les deux années précédentes, un de ses poulains a gagné Paris Nice, lui les ayant abandonné à Saint-Étienne. Alors, aujourd’hui, il s’en va. Avec ses espérances. Avec son continuel pari tenu que les médias s’acharnent à ignorer. Bonne chance, Vicomte, et merci pour le sport cycliste. (…)

Le « Vicomte « a gagné. Sur le podium, ses hommes ne prendront pas froid. Je vois Josette Leulliot remettre un anorak sur des épaules ».



N.B : José Giovanni (1923-2004), réalisateur, acteur, scénariste (le Clan des Siciliens, le Deuxième Souffle, le Trou), dialoguiste et auteur français.


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