René Bittinger Novembre 2006
Dans la vie, il y a des hommes qui, de par leur charisme, ne laissent personne indifférent.

J’en ai connu beaucoup dans le milieu du cyclisme ou ailleurs, mais Monsieur Jean de Gribaldy restera pour moi et en tout point un personnage hors du commun.

Cet homme se plaisait à nourrir des idées anticonformistes, voire des concepts précurseurs. Il s’obstinait à bâtir des équipes à petits budgets, à découvrir des jeunes talents ou au contraire à donner une seconde chance à des laissés- pour-compte qui bien souvent sous sa coupe voyaient leur potentiel éclater et se libérer.

Jean promenait un incessant sourire en coin dont on ne savait parfois s’il était ironique ou provocateur accentué par la clarté de son regard. Habitant à Besançon durant mes trois premières années de coureur professionnel, j’ai eu l’honneur de côtoyer régulièrement Jean. Il avait une attention toute particulière pour moi et je le respectais comme mon propre père.

S’il imposait un mode de vie strict et exigeant aux coureurs durant la saison cycliste, il savait se montrer d’une grande décontraction à l’intersaison.

Ainsi grâce à lui, j’ai pu découvrir par exemple des facettes particulières de la vie parisienne. Je me souviendrai toujours de cette nuit à Paris où avec ma femme il nous fit la surprise de nous emmener au Paradis Latin, et de notre rencontre avec son ami Jean Marie Rivière du célèbre cabaret et ses « french cancan girls »...





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