Maurice Izier 1er Décembre 2006
J'ai couru 3 saisons pour Jean de Gribaldy, de 1968 à 1970. En tout premier, je peux dire que Jean a sauvé beaucoup de jeunes coureurs sans emploi en formant une équipe professionnelle. J'ai eu la chance de le connaître avant et de courir en tant qu'amateur le Tour de Suisse et de Romandie, réservés aux professionnels.

Jean avait le cœur sur la main, il ne disait jamais non, mais faisait tout de même ce qui lui passait par la tête, sur le champ. Je parle bien sûr de mon époque. Jean nous recevait chez lui, pendant une semaine, l'équipe entière pour préparer la saison ou une course importante. Il avait le don de faire passer un message.

C'était aussi un homme qui ne tenait pas en place. Il vous voyait dans un couloir et vous disait à tout de suite mais on apprenait qu'il venait de partir pour Paris ou à l'étranger dénicher un nouvel oiseau rare ou rejoindre une vedette du show-biz.


Il m'a même fixé un rendez-vous dans un magasin à 350 km de chez moi pour régler des affaires importantes mais il avait disparu avant mon arrivée. Les kilomètres ne lui faisaient pas peur. Il ne ressentait pas la fatigue et c'est sûrement cela qui l'a amené à sa fin tragique.

Je me souviens aussi d'une anecdote ! Nous revenions d'une course en Espagne où il nous avait descendu avec son avion. Pour le retour, sur l'aérodrome de Barcelone, nous sommes repartis sans autorisation de vol entre les gros avions. Il nous avait trouvé deux vélos en aluminium (les premiers) pour les courses de côte ou les contre la montre mais ils cassaient toujours. Il gardait tout de même son sourire. Je garde toujours un très bon souvenir du Vicomte.



Equipes :
1968: Frimatic - Viva - De Gribaldy (France)
1969: Tigra (Suisse)
1969: Frimatic - Viva - De Gribaldy (France)
1970: Frimatic - De Gribaldy (France)

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