Jean-Michel Leulliot 9 Janvier 2007
Jean de GRIBALDY avait une double image. Celle d’un homme affable, toujours disponible, et celle d’un renard rusé qui vous emmenait souvent sur des pistes tortueuses...


Je me souviens de l’histoire du portugais AGOSTINHO dont on disait qu’il l’avait découvert au Brésil, ce que personne n’était allé vérifier ! Mais on lui faisait confiance, les yeux fermés, parce qu’il alimentait aussi de nombreux articles et commentaires.

Un éternel sourire aux lèvres, il était un des rares directeurs sportifs que l’on pouvait aborder aisément, et il sortait alors de son chapeau un nouveau lapin à chaque représentation !

Et puis Jean, c’était la bonté, la générosité dans un milieu où l’égoïsme régnait. Certes le cyclisme d’alors était plus simple, moins international, celui que chacun regrette aujourd’hui. C’était le temps des idoles ANQUETIL, GIMONDI, BALDINI, POULIDOR, THÉVENET, ZOETEMELK, VAN IMPE... et puis MERCKX, le roi inégalé. C’était aussi le temps des palmarès non frelatés, où l’EPO et la testostérone ne régnaient pas en maîtres. Bref, le vélo d’alors apparaît aux mélancoliques un sport plus sain, plus honnête qu’aujourd’hui.

Jean se battait pour construire une équipe, pour amener des inconnus vers la gloire, pour créer des histoires d’homme. C’était un vrai copain que l’on a eu la chance de rencontrer.

Salut Jean, et merci d’avoir existé.


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