Sean Kelly 20 Janvier 2007, 13 Février 2008, 13 janvier 2017
J'ai rencontré Jean en novembre 1976, quand il est venu en Irlande par avion privé pour signer avec moi un contrat professionnel pour la saison 1977. Il était en contact permanent avec ses coureurs et il a eu tellement de bonnes idées sur l’entraînement et le régime. J'ai eu beaucoup d'offres pendant mes meilleures années mais au sein de l'équipe il régnait une vraie camaraderie entre les coureurs et tout le personnel. Jean m'a appris comment m’entraîner, à suivre un régime alimentaire, des choses dont je n’avais pas conscience à mon arrivée d’Irlande.

S'il repérait un bon coureur, Jean le prenait dans son équipe même si il n'avait pas les moyens financiers dans son budget. Il a toujours dit : "vous pouvez participer à 160 courses par an et ne pas ressentir de fatigue physique, mais vous pourriez vous fatiguer mentalement à cause de la presse affirmant que vous allez être fatigué !". Quand il se déplaçait pendant les courses, il sifflait toujours et soudainement il disait un "Oh mon dieu, je dois passer un coup de téléphone", mais cela pouvait se produire toutes les 10 à 15 minutes. Ce que dont je me souviendrai toujours c’est de voir ce petit homme réservé sortir d’un taxi chez moi, en Irlande…


I met Jean in November 1976, when he came to Ireland by private plane to sign a professional contract with me for 1977. He was very much in contact with his riders all the time and he had so very good ideas concerning training and diet. I did have many offers during my best years but within the team there was very good commadery with riders and personel. Jean thought me how to train, my diet... things I was not aware of coming from Ireland.

If he saw a good rider, Jean would take him in even if he did not have the financial means within his budget. He always said : "you can ride 160 races in the year and not get physical tired but you could get mentaly tired from all the press telling you that you are going to be tired !". When he was travelled to races, he always whistled and suddenly he would say "Oh god I have to make a phone call", but this would happen every 10 to 15 minutes. What I will always remember is seeing a small unassuming man gettin out of a taxi in my home in Ireland...


13 Février 2008
"When you talked about De Gribaldy, he was a man who was 20 years ahead of his time. As I went through my career I looked back and you could pick one or two things out - with the food, the diet, all of that, he was 15 to 20 years ahead of everybody else. 20 years later the big teams were catching up on that but we had all that so many years earlier.

He was always there in my career. In the morning time, you would come downstairs and see on the paper tablecloths the grease stain where the croissant was. It was gone, he had just moved before you came down. So there are lots of things like that which I still remember.

He was there looking over our shoulders all the time, telling us what to eat, saying you can't have that, you shouldn't be having that, this is the way it should be training - he was just on top all the time, just looking over your shoulder. I think that was the making of my career."

"Evoquer de Gribaldy, c’est parler d’un homme qui avait 20 ans d’avance sur son époque. Quand je parcoure ma carrière, je peux en sélectionner une ou deux choses en particulier : la nourriture, le régime, il avait 15 à 20 ans d'avance sur tout le monde. 20 ans après les grandes équipes s’en sont emparées mais nous avons bénéficié de tout cela bien des années auparavant.

ll a toujours été présent dans ma carrière. Le matin, tu pouvais descendre et trouver sur la nappe l’empreinte de graisse où se trouvaient les croissants. Les croissants avaient disparu, Jean était déjà parti avant que nous ne descendions. Il y a encore tellement d'anecdotes comme celle-ci dont je me souviens encore aujourd'hui.

Il était toujours là, à regarder par dessus notre épaule, à nous dire quoi manger, à nous autoriser telle chose, à nous reprocher d’avoir céder à une autre, c'est ce à quoi devrait toujours ressembler l’entraînement, Jean était au top en permanence, en regardant juste au-dessus de votre épaule. Je pense que c’est là que s’est construite ma carrière."



13 janvier 2017 (be-celt.com)

« Il y a un avant et après Jean de Gribaldy, je lui dois tout ! »

Matthew Teggart est issu de l’AC Bisontine en Franche Comté, comme vous à une époque avec Jean de Gribaldy..

S.K: « Oui, Jean de Gribaldy était comme un père spirituel. Sans lui, je n’aurais rien fait. Je me souviens, je venais de Belgique avec Flandria et Splendor. Puis Jean vient en Irlande et me demande de le rejoindre. J’ai dit oui de suite. Il a été plus qu’un manager, il a été mon père spirituel. Il m’a tout appris, la nutrition, lire la course et avoir foi en moi. Il y a un avant et après Jean de Gribaldy, je lui dois tout ! Dernièrement, il y a 3 jours j’ai parlé avec Joël Pelier mon ancien coéquipier chez KAS. Lui aussi pense tout le temps à Jean. Il été notre père spirituel, il nous manque à tous. Alors quand je vois que depuis quelques années nos coureurs Irlandais revenir à l’AC Bisontine, je suis heureux. Pascal Orlandi fait un bon job avec son équipe. Matthew vient de là mais il y a aussi Lavery, Reilly, McIntyre, Curry ou d’autres les années précédentes, ça me fait chaud au coeur bien sûr. La Franche Comté nous a beaucoup apporté. »









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