Jacques Marinelli 15 février 2007

C'est vraiment un plaisir de se remémorer Jean de Gribaldy !


Jean était le genre de personne que tout le monde aimait rencontrer, tellement il dégageait une grande sympathie, le genre de personne pour ne pas dire personnage, qui vous met de bonne humeur pour la journée lorsque vous le voyez. J'ai eu le plaisir de compter parmi ses amis.

Jean travaillait sérieusement sans se prendre au sérieux. Un peu décontracté parfois. J'ai en effet eu le plaisir de l'inciter à se diriger dans le commerce T.V – Ménager, et je lui vendais en dépannage quelques articles qui lui manquaient. Ce qui fait que de temps à autre, il me rendait visite à Melun en Seine et Marne. Il disait assez souvent : je passerai tel jour, et c'est ainsi que les quelques beefsteaks qui l'attendaient pour déjeuner sont toujours au réfrigérateur...

Sacré Jean !

D'autre part, il était très intelligent et malin, notamment en compétition… Sauf une fois où je l'ai pris en flagrant délit d'erreur tactique. C'était dans un Paris–Clermont Ferrand en 1950. Eugène Telotte était seul en tête, tout près de l'arrivée. J'étais un de ses co-équipiers chez Mercier et j'allais chercher facilement tous les coureurs qui tentaient de le rejoindre (Telotte en avait fait autant quelque jours auparavant pour m'aider à gagner Paris – Montceau-les-Mines). C'est alors que Jean, très bon grimpeur, mis un très gros "coup de fusil" dans une côte. J'ai eu du mal à revenir dans sa roue et là, il s'est relevé ; c'était une erreur, car en poursuivant son effort, il avait le trou, il était certain de faire deuxième ou troisième alors qu'en se relevant il termina plus loin.

Je me souviendrai toujours des soirées après ski à Saint Gervais, Combloux ou Megève, pendant lesquelles il nous racontait ses fameuses anecdotes survenues avec notre ami commun : Paul Giguet.

Jean et son épouse Isabelle, toute aussi sympathique, font partie des amis que l'on ne peut oublier.

Sincères amitiés.


NB : Au Tour de France 1949, il mystifie tous les « As », déjoue toutes les prévisions et s'empare du Maillot jaune, lors de la 4e étape. «Notre Perruche se transforme en canari», écrit Jacques Goddet dans l'Equipe. Le sobriquet lui restera. Il portera 6 jours durant le maillot jaune et terminera finalement 3e et 1er Français du Tour du France 1949, derrière les intouchables Coppi et Bartali.




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