Discours de Jean-Louis Fousseret [Maire de Besançon]. 2 Janvier 2012
Dévoilement de la plaque de Jean de Gribaldy.
Place du Marché - Besançon.
2 Janvier 2012.


Mesdames, Messieurs,
Chers amis,

Il y 25 ans Jean De Gribaldy nous quittait. Nous sommes réunis aujourd’hui pour honorer l’homme d’exception, l’ami et l’ambassadeur de notre Ville.

Je suis très ému et très fier de pouvoir lui rendre hommage aujourd’hui en votre présence.
Au delà du cycliste, de son palmarès et de sa participation à trois Tours de France notamment, au delà du directeur sportif, du découvreur de talents, du précurseur dans un monde cycliste encore très traditionnel à l’époque.

Au delà du commerçant, symbole de réussite, et de la personnalité bisontine et française qu’il incarnait, c’est bien ici l’homme et l’ami de tous que nous honorons : je garde toujours en mémoire sa gentillesse, sa discrétion, marque de son élégance, et de son sens du respect envers l’autre. Sans jamais se mettre en avant il avait le souci constant du rapport humain franc et sincère.

En somme, Jean de Gribaldy incarnait merveilleusement les valeurs franc-comtoises qu’il portait avec fierté. Fierté aussi et avant tout de ses origines italiennes, garantes sans doute de sa joie de vivre et de son optimisme. Fierté de ses racines du Haut-Doubs également, sources de son caractère fort et vecteur de valeurs essentielles comme celles de la considération humaine, du travail et de l’exigence.

Faut-il le rappeler, Jean De Gribaldy a non seulement découvert d’immenses champions comme Agostinho et Sean Kelly, mais il a aussi su donner sa chance à bon nombre de coureurs qui ont brillé grâce à ses conseils et son approche du métier, souvent novatrice (on cite souvent ses techniques d’entraînement et son intérêt prononcé pour faire respecter une diététique fine à ses coureurs). Je pense à Steven Rooks, à Michel Laurent (Paris-Nice en 1976), à Jean Jourden (4 Jours de Dunkerque en 1968) et à bien d’autres. La liste serait trop longue si j’étais exhaustif.

Sans son talent, sans ses compétences, sans son charisme et sans sa foi et ses convictions, comment aurait-il pu hisser ses coureurs et ses équipes à un tel niveau ? Respecté et admiré, Jean De Gribaldy était et demeure une légende pour le milieu sportif.

Il demeure aussi dans l’imaginaire collectif bisontin un exemple de reconversion maîtrisée et un exemple de réussite professionnelle et familiale. J’en veux pour preuve notamment son magasin de la Place du Marché dont il était si fier. C’est parmi les siens, sa femme Isabelle, son fils Christian, sa belle-sœur Amparo, ses beaux-frères Robert et Raymond, ses nièces Danièle et Dolorès, son neveu Michel, qu’il accueillait le Tout Besançon. Chacun pouvait dénicher tous types de biens allant du réfrigérateur aux vélos bien sûr en passant par des accordéons. Tous venaient aussi pour l’esprit qui y régnait. Lieu de rencontre et d’échanges puisque qu’il faisait également bar.

Il demeure aussi un ambassadeur de Besançon, lui qui était si fier de sa Ville. « La plus belle du monde » clamait-il- avec un légère dose de subjectivité j’en conviens !- aux quatre coins du monde à l’occasion de ses voyages ! Ne lui doit-on pas d’ailleurs un moment fort qui a mis en lumière Besançon quand, en 1980, la Ville a accueilli les championnats du monde sur piste.

Jean de Gribaldy a su fédérer autour de lui. Il suscite d’ailleurs encore aujourd’hui d’innombrables signes d’admiration. Il suffit pour s’en rendre compte d’aller surfer sur le site internet (jeandegribaldy.com) qui lui est consacré pour en être convaincus.

Je le dis aux jeunes coureurs de l’Amical cycliste qu’il a fondée en 1964, je le dis aux champions ici présents qui l’ont fréquenté, je le dis aux bisontines et aux bisontins : Jean de Gribaldy a œuvré dans de nombreux domaines, avec une égale réussite. Besançon lui doit beaucoup. Nous sommes par conséquent un peu les héritiers non seulement d’ « un vicomte », mais aussi et surtout d’un seigneur, digne d’éloges et qui doit constituer un exemple.

Soyons fiers et demeurons fidèles à l’esprit de « De Gri » qui aimait rappeler sa devise « : Plus penser que dire pour parvenir ».

Mesdames, Messieurs, c’est avec fierté que Besançon rend hommage à Jean de Gribaldy aujourd’hui.

Merci à tous d’être venus si nombreux pour le dévoilement de cette plaque.


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